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Breendonck : un camp de concentration

Jeudi 16 avril les élèves de 3è1, 3è2 et 3è5 ont visité le camp de concentration de Breendonck qui, durant la guerre 1914-1918, était un fort qui servait à protéger Anvers.

campentrée

Durant la seconde guerre mondiale, ce camp a vu passer plus de 3000 juifs, résistants ou otages belges et français et plus de 300 d’entre eux y sont morts de fatigue ou sous la torture.

waggon

Cette visite a été forte en émotions car être sur les lieux même où des actions barbares ont été commises nous force à affronter la réalité en imaginant ce qu’ont vécu les déportés durant la seconde guerre mondiale (1939-1945).

Certaines salles, comme la salle de torture ou les cachots, aussi appelée salle d’isolement, nous montraient bien la dureté de la vie dans le camp. Même le temps pour aller aux toilettes était compté (quelques minutes par jour), il n’y avait aucun respect de l’hygiène de chacun et ils ne pouvaient pas laver leurs habits. Et pourtant à chaque inspection, ils se devaient d’être « parfaits », sous peine d’être punis, donc battus.

Les gardiens appelaient les prisonniers des « cadavres chauds », et le soir, quand ces gardiens étaient éméchés, des paris étaient  organisés pour savoir qui le premier tuerait un prisonnier le lendemain matin.

L’appel se faisait dans une cour, les prisonniers devaient rester des heures debout, immobiles et devaient répondre « présent » à l’appel de leur numéro (on les déshumanisait en ne leur permettant pas d’utiliser leur nom).

chambre

Dans les chambrées les SS mettaient le plus de lits possibles et les déportés dormaient sur des paillasses dans le froid, ce qui n’avait vraiment pas l’air confortable.

Les repas n’étaient pas mieux : ils étaient composés d’une simple soupe d’eau tiède avec quelques pommes de terre et ne parvenait nullement à rassasier les détenus qui passaient leurs journées à transporter de la terre. Certains avaient tellement faim qu’ils ont même mangé de l’herbe ou des petits cailloux.

Solène CAPOEN et Julie THIRIET

J’ai beaucoup apprécié cette visite forte en émotions car le guide expliquait clairement ce qu’il s’était passé dans ce camp de concentration tout en nous racontant des petites anecdotes qui donnaient vie à son récit. La partie qui m’a touché le plus a été  la visite de la salle de torture. Le guide nous a montré quelques accessoires qui étaient utilisés pour forcer les détenus à « cracher » tout ce qu’ils savaient sur la résistance. C’était vraiment affreux lorsque le guide nous a expliqué que les tortures se faisaient le soir afin que tous les prisonniers entendent les cris de celui qui était torturé.

Tout dans ce camp était vraiment fait pour qu’il n’y ait aucune rébellion, aucune aide possible entre les détenus, ou encore aucune envie de fuir. Nous avons appris qu’un seul détenu avait réussi à s’enfuir. Cependant, lorsque les SS, les gardes du camp, s’en étaient rendus compte, ils avaient tué publiquement dix prisonniers afin que ceux qui étaient encore en vie et emprisonnés dans le camp réfléchissent par deux fois avant d’essayer de s’enfuir. Ils étaient prévenus que même si eux étaient libres, dix personnes, ou peut-être plus en subiraient les conséquences.

 Julie THIRIET